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Vins français

Herman Grégoir et Jean Talandier
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A qui s'étonnerait de trouver ce projet d'épitaphe ironique sous la plume de notre plus grand poète tragique, il faudrait rétorquer que produire et boire du vin répondent chez beaucoup de Français à une vocation très précise. Plusieurs millions de personnes sont occupées à la culture de la vigne et à la vinification, ou liées par leurs activités à la production et à la distribution des vins. On a recensé dans le pays i 100 ooo exploitations et il y a i 492 coopératives vinicoles. La moyenne de la production au cours des dernières années a été de 63 millions d'hectolitres. Ces chiffres expriment clairement l'importance économique de la viticulture française.

Géographiquement, la viticulture ne s'est développée que dans certaines régions. La nature du sol, le relief du paysage et le climat justifient cette limitation, mais ne l'expliquent pas entièrement. Les vignerons ont développé leur culture dans des plaines ou des terres qui n'assuraient pas le meilleur rendement et, chaque fois qu'on leur a demandé d'arracher des vignes, ils ont protesté, en dépit des raisons économiques ou des raisons de qualité qui étaient invoquées. Ces réactions souvent très vives ont souligné l'attachement d'une partie de la population à ce travail très particulier de la vigne, à la production du raisin et à l'élaboration, par une chimie naturelle, d'un breuvage digne des dieux.

Il y a une civilisation du vin comme il y a (en France) une civilisation du blé.

Si la naissance du vignoble français s'était produite mille ans plus tôt, elle aurait donné lieu à une légende aussi belle que celle du jardin des Hespérides et quelque dieu serait censé avoir enseigné aux paysans du Midi à vendanger, à presser le raisin, à le mettre en cuve et à soigner le vin. L'histoire, telle qu'elle s'est passée, ne manque d'ailleurs pas d'allure.

Les Grecs, installés à Marseille depuis le VIII' siècle avant J.-C, avaient bien planté, ou fait planter de la vigne en Provence, mais ce n'est là qu'une lointaine référence, ce n'est pas un commencement. Les Phocéens se contentèrent d'installer des villes en bord de mer et de civiliser l'arrière-pays par simple rayonnement de leur culture. Ils n'avaient aucun projet de civilisation systématique de la Gaule et leur influence fut limitée. Les Romains, au contraire, conquirent le pays et l'organisèrent de façon impériale. Ils y apportèrent le vin. Les Gaulois le connaissaient déjà. Le vignoble français est une aventure gallo-romaine.

Les historiens romains racontent qu'une armée gauloise, ayant pénétré en Italie au IV siècle avant J.-C, descendit jusqu'à Rome. Elle en fut chassée, comme chacun sait, mais une bonne partie resta en Lombardie. « Les Gaulois découvrirent le vin et le trouvèrent si bon, dit à peu près Tite-Live, que la plupart d'entre eux refusèrent de repasser la montagne. » On peut dire que lorsque la pénétration romaine apporta en Gaule les plants indispensables et une expérience vinicole raffinée, la propagande était déjà faite.

B035-22802
Article d'occasion
1 Article

Caractéristiques :

Auteur(s) :
Herman Grégoir et Jean Talandier
État général :
Bon
Éditeur(s) :
Éditions Atlas
Genre :
Gastronomie
Format :
Cartonné
Année de cette édition :
1975
Dimensions (HxL) cm :
30.5x23


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